J'ai mal, docteur. J'ai mal au bras, j'ai mal à la tête, j'ai mal au dos, j'ai mal aux yeux et puis j'ai mal au c½ur. Pourquoi rien ne va jamais, et lorsque tout va bien, on se convainc que quelque chose est de travers ? pourquoi on ne pourrait pas se simplifier la vie pour une fois. Pourquoi on veut sans cesse la perfection, et lorsqu'on l'obtient on désire toujours plus. Avant, écrire me soulageait. Maintenant, je ne sais plus écrire, je ne sais plus quoi dire. Cela fait deux mois que je n'ai pas aligné deux phrases, deux mois de plus que mes oreilles sont noyées de la Fouine, deux mois encore qu'à chaque échec mes yeux se mouillent, deux mois de combat de plus, et deux mois de moins à vivre. Alors oui c'est toujours mieux ailleurs, toujours plus beau. On s'enfonce dans les films, dans les musiques, on s'éloigne de la réalité et on s'obstine à dire que oui, la vie est belle. Mais le fictif laisse place au réel et on se rend compte que la vie a continué de tourné autour de nous, et qu'on a laissé passé beaucoup de choses. Alors, faut-il regretter de ne pas les avoir vécus, ou faut-il persévérer dans cet éloignement ? Faut-il décevoir les gens pour qu'ils prennent conscience de notre présence ? Ou se cacher, et espérer tristement qu'ils nous oublient. La fatigue vient me peser, mais je vois bien que je ne peux toujours pas m'allonger et laisser la vie faire son chemin. Car il y a tellement de choses à faire, tellement. La tête me tourne, je ne sais plus ce que j'écris, ce que j'écoute, ce que je dis, pour quoi pour qui je pleure, pour quoi pour qui je meure. Je suis juste fatiguée de tout et de tous, j'ai un poids lourd sur le c½ur. Alors, maintenant, qu'est-ce que je dois faire, docteur ?

# Postato mercoledì 09 dicembre 2009 10:43

PILE TU VIS , FACE TU CREVES/

PILE TU VIS , FACE TU CREVES/
Je suis partagée entre deux. 'Le cul entre deux chaises' comme on dit. L'envie de recommencer et de refaire tout, en mieux ; & le besoin de tenter de continuer, d'avancer, de les garder. Je suis remplie à la fois de regrets et de doutes, comme de fiertés. Je suis partagée entre les rires et les pleurs, la froideur et la sociabilité. L'envie de connaître et apprendre à connaître de nouvelles personnes, et rester seule. Le besoin de sortir et celui de m'enfermer chez moi à rien faire. J'ai la sensation d'être perdue mais à côté de ça, l'impression de savoir où je vais. Mais la chose que je ne sais pas, c'est avec qui. Et comment. Cela fait quelques jours que je cherche à poser des mots sur du papier, sans y arriver. Que dire ? Qu'inventer une fois de plus, pour qu'on me comprenne ? Plus rien, je n'ai plus rien là... Je sais aujourd'hui qui sont les vrais, ceux qui sont restés et qui m'ont soutenus, ceux qui ont cherché à comprendre quand ils n'approuvaient pas ; et les autres... Ceux qui jugent. Ceux que tu déçois et que tu perds. Des hypocrites. Bizarrement je ne me suis dis qu'une chose 'ils n'en valaient pas la peine'. Et je le pense. Après y a ceux qui n'ont pas de couilles. Qui font la connerie pleinement et n'assume pas. T'ont dit une multitudes de choses, peut-être même trop. Beaucoup trop. Et passent leur journée avec toi sans pour autant te décrocher un mot, ni même un regard. Encore moins un Bonjour. Des hypocrites. Oui, une fois encore. Et puis bien sûr il reste les autres. Les 'entre deux', avec qui tu as été tellement proche, avec qui tu as tout échangé, les confessions et les secrets, les anecdotes drôles comme gênantes, et qui aujourd'hui te laisse tomber. Te disent que non bien sûr, que tu dis d'la merde, que tu pète un câble toute seule, mais dans le fond tu le sais. Le sais que c'est une perte de plus. Alors tu reviens au point de départ. Avancer ailleurs ? Tout recommencer en prenant le risque que ça ne marche peut-être pas et que tu te retrouve plus tard, plus seule que jamais ; ou rester. Et essayer d'arranger, espérer que ça change, que tu t'épanouisses ainsi, que tu sois peut-être heureuse qui sait. Mais où est le bonheur éphémère entre les deux ? Si seulement je savais... Et si seulement je pouvais, pouvais prendre les deux, ne pas faire les choses à moitié, ne prendre que le meilleur des deux. Prendre la joie et seulement ça, laissant les doutes, les regrets et le passé de côté. Mais ça me hante et je sais qu'on n'y arrivera pas. Je la cherche la solution parce que dans le fond je ne veux pas admettre que je l'ai sous les yeux : je ne partirais pas. Et rien n'évoluera. Tout restera confus, ambigu, pas sûr. Je continuerais à me dire distante alors que ce sont les sentiments qui m'étouffent. Trop de sentiments. Il me manque un manuel pour vivre 'LA VIE POUR LES NULS'. Jusqu'à temps que ça existe, je continuerais à tâter le terrain. Pour l'instant, juste une chose : ce n'est pas moi qui reviendrais vers ceux qui n'en valent pas la peine. Quitte à les considérer comme de parfaits inconnus. Ils seront supprimés de ma vie, eux et notre passé. Ils n'existeront plus pour moi. Les relations, ça ne marche pas que dans un sens.

# Postato mercoledì 09 dicembre 2009 10:41

"attrape la lune, et si tu la rates, tu seras toujours parmi les étoiles."

"attrape la lune, et si tu la rates, tu seras toujours parmi les étoiles."
Par moments comme maintenant, il me faudrait prendre une veste, des baskets et sortir. Mettre l'iPod dans les oreilles, s'attacher les cheveux en arrière et partir. Courir. Libérer son esprit. Penser à autre chose et évacuer, enfin. C'est dans le sport que l'on noie les idées noires, m'a-t-on dit. Je ne sais pas, peut-être. Le sport, c'est pas trop pour moi. Alors je ne fais rien et j'attends. Et je réfléchis. Trop, vraiment trop. Toujours les mêmes questions, les mêmes interrogations se bousculent dans ma tête. Toute la journée, je me surprend dans le vague, m'évadant les yeux dans le vide, l'esprit là-haut. Dans les 'nuages'. Je me fais sans cesse les mêmes discours dans la tête, mais la conclusion ne s'achève jamais. Il n'y a pas de fin. Pas de fin à cette torture. J'ai besoin de prendre du recul. De vivre autre chose, de plus fort, de plus captivant. J'ai besoin de sensations nouvelles de sentiments dures comme un roc. J'ai besoin de renouveau, besoin de nouveauté, besoin de grand air et d'autre paysage, besoin d'autres visages, d'autres images. Besoin de changement, j'ai besoin de voir autre chose et d'apprécier cet autre chose. J'ai besoin de vivre, de redécouvrir, de rire aux éclats, de regarder émotivement, d'aimer, j'ai besoin de jouir de la vie. J'ai besoin de liberté dans ma vie, mais en même temps d'enfermement. Besoin de gens partout autour de moi, mais en même temps de solitude. J'ai besoin de silence dans le bruit, de lumière dans mon ombre, de larmes de joie, de doutes dans ma certitude, de sûreté dans mes sentiments. J'ai besoin de savoir où je vais, qu'est-ce que je fais. J'ai besoin de savoir où j'en suis.
Mais j'ai du mal. Je n'ai plus rien. Et je ne veux rien. J'écoute la musique la plus triste et même les larmes n'arrivent plus à sortir. Il me suffirait de faire des choix, mais je n'en suis plus capable. Il me suffirait d'en parler, mais à qui ? Et pourquoi ? Il me suffirait de l'écrire, mais j'essais, oui j'essais. Mais une fois devant ma feuille ça donne ça. Ça ne donne rien. Avant je travaillais pour sortir. Maintenant je travaille mais je ne veux plus sortir. Je veux juste qu'on soit fier de moi. Je veux juste être fière de moi. Alors je me noie dans mes copies, dans mes livres, dans mes écrits. Je noie mes oreilles dans la musique. Et je réponds une fois sur deux aux messages. Je me désocialise. Et c'est sans doutes mieux ainsi. J'ai besoin de recul, de faire un travail sur moi-même. De savoir où j'en suis. Ce qu'il me reste à faire. J'ai besoin de savoir qui sont les vrais, et qui sont les 'autres'. J'ai besoin de me couper du monde quelques temps et de constater qui reste. J'ai besoin de ça, besoin de tout ça pour avancer. Besoin de rien mais en même temps de tout. J'ai besoin de ce paradoxe incessant qui m'aide à me lever le matin. Besoin de ce trop plein d'émotions négatives et de dépression au fond de moi pour tenir debout. Parce que je sais que si je n'avais pas ça, je n'aurais alors vraiment plus rien et que je m'effondrerais au premier obstacle.

# Postato sabato 10 ottobre 2009 14:57

Modificato mercoledì 09 dicembre 2009 11:01

J'ai une soudaine envie d'écrire. Plutôt étrange, je sais comment ça va se terminer : pleurs et tout le tralala. Mais tant pis, je prend le risque. En ce moment, je collectionne les reproches, alors j'essai de faire un travail sur moi-même. Mais comment ? Et par où commencer ? C'est pas mon truc de changer, d'être autre que moi-même, j'ai toujours été vraie. Mais apparemment ça en dérange plus d'un. Alors oui je pars au quart de tour, oui je suis jalouse, oui je crie tout le temps, j'ai un rire de merde, je rigole pour rien, oui aujourd'hui j'avais la voix cassée, c'était pourri pour certain, sexe pour d'autre. Mais j'en ai marre d'être là pour les autres, pour ceux qui ne comptent pas. De creuser ma tête pour trouver une solution qui m'est égale ; j'en est marre de me justifier. D'encaisser les critiques et de m'énerver à me justifier, à trouver quelque chose de crédible parce que la vérité ne marche plus. Parce que non je ne sais plus quoi faire ni où me mettre. Qui sont les vrais ? Quel monde est le mieux ? Mais ils ne comprennent pas que les 'riches' c'est pas ma came. Les bourges prétentieux, non c'est loin d'être mon kiffe. Ces prises de têtes me passent au dessus de la tête ; que ton mascara ne soit pas assorti à ton soutif ou que ta mèche ne soit pas assez épaisse alors que des gens donnerait un membre de leur corps pour une gorgée d'eau quotidienne, sincèrement ça me passe au dessus. Non je deviens pas du genre à faire des morales, mais faut juste savoir grandir à un moment. Et se dire qu'il y a des choses plus importantes que d'autres. Que non la terre entière n'est pas obligée d'être au courant que tu n'es plus Célibataire ou que t'as fumé ! Tu n'es pas obligé d'exposer ton bonheur, ta joie de vivre simulant une déprime parce qu'il ne t'as pas dit 'tu es LA plus belle'. Non, ou alors ne le dis pas devant moi. Un jour je viendrais en cours, des boules quies dans les oreilles pour ne plus entendre toutes vos conneries. Il ne me semblait pas demander beaucoup... Alors les bads sont de retour et de plus en plus. Ne pas savoir quoi faire de sa pauvre vie, ne pas savoir qui choisir. Il a raison, je devrais faire un choix et me battre pour celui-ci. Mais je n'en ai plus la force. Me battre, lutter, je n'y arrive plus. Je laisse couler. Je redeviens comme avant. Moi qui pensais avoir un minimum changé, bordel j'ai empiré. On me reproche de recommencer à fumer, mais ça trotte trop souvent dans ma tête en ce moment. Oui se serait trop bête de reprendre, oui je disais que ça m'avait gâché une année que c'était finis, oui j'ai fais toute mes morales à la con, mais c'était juste parce que j'étais heureuse. Et que je n'avais pas besoin de ça. Mais aujourd'hui je suis retombée bien bas, et je me dis que se sera toujours ainsi. Mes yeux mouillés, mon écran sur lequel je tape, ma musique déprimante. Rien ne changera jamais. Pourquoi tout n'est pas si simple ? J'aimerais tellement que ma vie s'arrête pendant une demi seconde, juste pour me reposer. Que l'heure arrête d'accélérer, que le tas de mes devoirs cessent de s'accumuler, que je n'ai plus à faire toutes mes taches quotidiennes. Que tout soit plus simple. Qu'on me laisse une journée de répit. Une journée durant laquelle je ne fais rien. Je réfléchis, juste. Mais j'ai tellement, tellement à faire que même une heure je ne pourrais la gâcher à songer misérablement. Je suis vide. C'est étrange, il me semble avoir écrit cette phrase un bon nombre de fois. Alors oui tout les matins lorsque je monte la rue je me dis que je n'aurais jamais du passer par là de ma vie, lorsque je vois ces profs je me dis que j'aurais du les croiser dans la rue et les ignorer comme toutes les personnes que l'ont voit sans connaître, décidemment non, je vis quelque chose que je n'aurais jamais du vivre. Je vous donne ma vie. Je l'envoie en l'air, celui qui l'attrapera sera maudit. Et si elle retombe par terre, qu'elle s'écrase et qu'on lui marche dessus c'est qu'elle l'aura bien mérité. Et elle le mérite. Et je sais que c'est moi qui est un problème, qui ne supporte personne, qui prend tout mal, mais j'apprend à vivre. Et décidemment non, je n'y arrive toujours pas. Dès que je trouve un moment de répit, un moyen de réconfort je le perd. Rien ne dure chez moi. Je ne rêve que d'une chose, que je me garderais. Je dis trop de choses lorsque j'écris ; trop que je ne devrais pas. Alors au moins mes envies et mes rêves du moment je les garde pour moi. Je les enfouis bien loin dans ma tête et fais en sorte de les zapper. Parce ce qu'ils ne seront jamais concrets. J'ai tenté d'être heureuse un jour, en vain. Les mauvaises nouvelles fusent, les mauvaises têtes, les mauvais endroits et les mauvaises choses. C'est pas une vie poto, c'est un véritable enfer. Je me demande pourquoi j'ai regretté mon ancienne époque. Pourquoi je me prenais la tête quand j'avais tout pour moi. Quand j'avais eux, mes rêves, et mon bonheur. J'avais vraiment tout ce que je voulais et je m'en suis plaint. Aujourd'hui je n'ai que mes yeux pour pleurer. Mes yeux et ma solitude. Pourquoi n'ai-je pas plus profité ? Voilà que je regrette encore. Alors oui y a eu leur époque qui ne s'achève pas mais qui se modifie. Un an... On est plus les mêmes. Trop de choses ont changées, je n'était pas proche des mêmes. D'ailleurs c'est ceux que j'aimaient le plus il y a un an que j'ai le plus zappé aujourd'hui. Tout est différent et moi j'ai toujours ces sentiments de merdes. Et puis l'époque des deux. Je ne citerais pas de noms ; ça aussi c'était parfait. Ces journées, ces textos, ces heures au téléphone et puis je me suis rendue compte il y a quelques jours que je ne le connaissais pas, que je ne le connaissais plus. Qu'avant j'avais cette impression qu'il faisait partie pleine de ma vie, et qu'aujourd'hui il n'était rien. Regrets. Repentirs. Scrupules. Remords. Merde. Et puis l'époque, l'époque-été. Playa & England. Des souvenirs mais encore et toujours que des regrets. Ceux que tu perds au fil du temps alors qu'ils habitent à deux pas de chez toi alors que l'année d'avant c'était à deux heures mais que tu vois encore moins, et ceux qui sont beaucoup beaucoup trop loin et que tu crains de ne plus jamais revoir de ta vie. Alors que tu n'as besoin que d'eux. Et puis j'ai dû tourner la page et recommencer. Avec Eux. Reprendre notre histoire là où je l'avais égarée. Suite. Deuxième chapitre. Je ne sais pas quoi en penser. Je ne sais pas quoi penser. Je ne sais même pas si je suis encore capable de penser. Non, je ne suis plus capable de rien. J'ai besoin des gens mais en même temps je veux qu'on me foute la paix. Je ne sais plus ce que je veux. Bref, c'est la routine, MEUF.

# Postato sabato 10 ottobre 2009 14:56

Modificato mercoledì 09 dicembre 2009 11:01

"Mon père m'a donné un coeur et ils l'ont fait battre."

Voilà, je m'évade. Une fois de plus. Le plus loin serait le mieux. Je veux partir, dans mes songes, n'importe où mais loin. Loin de cette vie, de ce quotidien, de ces journées, de ces désirs insensés et ces rêves inavoués. Je n'ai plus une minute à moi, plus ce genre de minute où je m'assois devant mon ordinateur, la musique me brisant les tympans. Et voilà, c'est comme toutes les années, j'en ai marre de ces têtes de ce quotidien. De ce lycée qui n'est pas le mien. De ces devoirs que je ne m'approprie pas mais que je dois pourtant faire. Je ne me sens pas chez moi là bas, mais il me semble l'avoir déjà dit. L'année d'avant et celle d'avant encore. Je ne me suis jamais vraiment sentie chez moi. Jamais à ma place. Il n'y a qu'à PR... Alors je m'enferme chaque jour un peu plus, accumulant la fatigue, la lassitude. Et c'est le soir devant mes cahiers que les larmes coulent. Tous ces soirs, toutes ces larmes. Et il m'en reste, oh oui. Et puis ne plus les voir tous les jours. Je crois que finalement c'est ça la pire des choses qu'on est pu me faire. Ils sont mon oxygène, ma vitalité et je n'ai même plus cette opportunité, ce privilège de ne serait-ce que les voir, une petite seconde par jour. Je dois chaque fois attendre ce putain de week-end. Ce week-end trop loin dans la semaine et beaucoup trop court. Heureusement, qu'il est là. Hugo (L). Sans lui, je ne pourrais simplement pas. Quand je pense qu'il y a un an exactement de ça que je passais ma vie avec mon Louis. Du matin 8h au soir à 18h30 NON-STOP collé/serré. Pas une minute l'un sans l'autre. En cours à côté, mangés ensemble, n'importe où n'importe quand, mais ensemble. D'où le 'Pas de Louis sans Jouce/Pas de Jouce sans Louis'. Ca me parait tellement loin tout ça... Une autre vie. Une idylle. Et puis je suis partie à Pierre Rouge. Et malgré tout on se voyait chaque jour, un peu certes, mais on se voyait. Et cette année quoi ? On ne peut PLUS se voir. C'est comme si on m'enlevait un morceau du c½ur. Mon meilleur ami, ma vitalité, ma vie. Je ne le montre pas comme ça, mais son absence m'est insupportable, insurmontable. Personne, non personne ne sait, ce qu'est du Louis & Jouce. Nous c'est un peu comme fusionnel, passionnel, c'est la vie. C'est un peu des heures au téléphone sans une minute de silence à se raconter tout sur tout. A baver sur les gens comme à les encenser, à tout se raconter sans s'occulter le moindre détail, des heures chez lui à se faire des pâtes (souvenirs), dans son lit, celui de ses parents, dans la chambre d'amis, en pyjamas (souvenirs bis), défoncés, télé ou pas (GULLI, alo), mort de rire, sans cesser d'être dans les bras l'un de l'autre. Nous deux tu vois, c'est genre on n'a pas besoin de parler pour comprendre l'autre. C'est un peu cliché de dire qu'il suffit d'un regard, mais en fait il suffit d'un geste, ou d'un seul mot. D'un coup d'½il et d'un sourire en coin pour comprendre qu'on se fout de la gueule de quelqu'un. Il suffit d'un rien. Alors j'ai tellement besoin qu'il sache, qu'il sache tout avant tout le monde, parce qu'il compte plus que n'importe qui. Je veux son avis à lui, ses pensées, je veux que ce soit lui le matin qui me dise si mon haut n'est pas trop décolleté et si mon jean ne me fait pas un gros cul, je veux que ce soit sa petite main qui tente les mauvais endroits et mon rire qui l'en dissuade. Je veux du lui & moi, je veux du Nous, du comme avant. Du moment où on se complétait, où les gens était étonnés de nous voir l'un sans l'autre. Alors oui il a mangé chez moi avec toute la famille, oui sa mère m'a appelé un bon nombre de fois pour me demander où il était, oui des douches il en a prit devant moi, oui il m'a mimer 'le mannequin' dans la chambre de ses parents, lui-même il sait personne ne peut comprendre, oui j'ai pleuré devant lui, oui il sait tous les détails de toutes mes aventures, oui il m'a enseigner les cuites, oui nous c'était Sniper au taquet. J'arrête d'énumérer, serait trop long. Alors ouais les rumeurs ont fusé, amis, amants ? On a couché ensemble ? On a fait des 'trucs' ? Ahah, ça me fait bien rire. Mêlez-vous de vos vies bon sang :).
Alors oui c'est vrai, je n'en parle pas trop, je ne le montre pas, j'en fais passer d'autres avant lui, mais il ne faut pas oublier qu'il restera le principal, le Meilleur, pour la vie. Qu'avant tout, avant la famy, avant l'époque Joffre tous les trois avec Armand, avant tout ça, c'était lui et moi. Et qu'on a tout affronté ensemble, main dans la main, tête contre tête, corps contre corps. On a vécu ensemble, et aujourd'hui on sait, on le sait qu'on restera inséparables, quoi qu'il arrive. Il est ma vie.
"Mon père m'a donné un coeur et ils l'ont fait battre."

# Postato sabato 10 ottobre 2009 14:55

Modificato mercoledì 09 dicembre 2009 11:01

Personnellement, j'aime aller vite, très vite. Je n'ai pas peur du temps qui passe. Je ne fais pas semblant et je refuse d'attendre, d'attendre. Il est temps de tracer sa route et de se jeter à l'eau. J'ai besoin de voir, de parler, de toucher, de communiquer, de partager, d'aimer, de profiter de la vie. J'ai besoin de vivre à fond.

Personnellement, j’aime aller vite, très vite. Je n’ai pas peur du temps qui passe. Je ne fais pas semblant et je refuse d’attendre, d’attendre. Il est temps de tracer sa route et de se jeter à l’eau. J’ai besoin de voir, de parler, de toucher, de communiquer, de partager, d’aimer, de profiter de la vie. J’ai besoin de vivre à fond.
Ce soir je me suis promit de ne pas laisser couler une larme. Malgré ses textos, malgré les musiques mélancoliques qui recouvrent mon univers, malgré tout. Je ne sais pas si je vais réussir à me laisser aller, écrire ne me soulage plus. Je n'ai plus aucun remède à ma déprime. Ni l'écriture, ni les larmes. Et puisque personne ne me comprend je ne vais pas tenter de m'exprimer. Je pensais que les gens me connaissaient mieux, apparemment non. Je pensais qu'ils savaient à force que ma mauvaise humeur je ne la contrôle pas, que je dis des choses que je ne pense pas, et que je regrette par la suite. Je regrette. Et je me force à ravaler mes larmes. Si elles sortent, je n'en finirais plus. N'en finirais plus de laisser s'échapper mon mal-être depuis ces dernières semaines, les disputes inutiles, les plus belles histoires qui ne durent jamais bien longtemps, ce manque d'affection permanent, l'impression de ne pas être comprise ni entendue, l'impression de ne pas être prise au sérieux. D'être invisible, transparente. Et non j'en ai plus rien à battre de vos phrases qui m'auraient fait jouir voilà quelques mois. Aujourd'hui, elles me glissent dessus. Ne me pénètrent pas. Vos regards, vos sapes, vos façons de parler, de marcher, de fumer, tous pareils. Vous êtes tous les mêmes bordel, réveillez-vous! N'en avez-vous pas marre d'être des clônes? N'êtes-vous pas lasser et en manque de personnalité? N'avez-vous pas cette impression incessante de jouer un RÔLE?! Après, je ne fais que constater. Et mourir... Je ne le montre pas, du moins j'essai, personne ne peut comprendre, personne. Personne ne saura jamais ce que je ressens, le mal que j'ai. Personne n'a vécu le même parcours que moi, n'a souffert autant, n'a versé autant de larmes chaudes et salées. Personne ne sait. Ne sait ce qu'est s'adapter. Vraiment. Je reste moi-même quoi qu'il arrive, telle est ma devise. Mais j'aimerais tellement être vraiment Moi. Retrouver cette joie de vivre qui est propre à mon image, à mon visage. Je voudrais rire aux éclats, sans que rien ni personne ne m'importe, je voudrais me lever le matin pour quelque chose ou quelqu'un, me lever en me disant «enfin!» et non pas «putain, déjà...», je voudrais retrouver l'envie. L'envie d'y arriver. Et puis arrêtez avec vos 'avec le temps tu verras...', j'en ai marre du temps. Il est assez rapide comme ça. Comme si tout, tout s'arrangeait avec le temps. Bien au contraire, tout empire. Regardez-nous. Moi qui croyais que ça n'avait jamais été aussi merveilleux, jouissif, jubilant, parfait. J'ai eu tort une fois encore, et j'y suis pour beaucoup. Et j'en ai marre, marre d'être comme ça. Et je voudrais leur présenter mes excuses face à mon caractère, leur dire ce que je ressens vraiment, ce que je voudrais. Mais je n'y arrive pas. Et ils ne veulent pas savoir. Et puis je ne sais plus. J'aurais vraiment dû profiter d'eux lors de notre dernière soirée, pour une fois ils étaient vraiment à moi. S'ils savaient à quel point par moment je crève de les prendre dans mes bras. Juste de les serrer contre moi, mais ça marche plus. J'aurais dû profiter, il me semblait l'avoir fait. Aujourd'hui je me rends compte que non. Que mon corps les demande, qu'ils sont ma came. J'aimerais ne plus me prendre la tête avec eux, avec lui. J'aimerais que tout soit comme ce soir-là, les re-entendre me dire que je suis tout, tout pour eux, qu'on est unit quoi qu'il arrive, qu'ils seront toujours là, et qu'ils m'aiment. Tellement. Je voudrais les re entendre me murmurer ça au creux de l'oreille, leur prendre la main, sentir leur odeur, et mourir dans leurs bras. Je voudrais qu'on soit re comme un couple. Mais c'est révolu. Encore. Comment se fait-il que l'on soit encore tant séparé? A tous les coins possibles de la ville? Je ne peux pas, moi. Ne peut pas faire ma vie ailleurs, j'ai besoin d'eux. De tout ce qu'ils m'apportent. Je n'ai pas besoin de leur réflexion désobligeante, alors j'attends, j'attends des excuses. Et je sais que je perds, que je le perd... Que comme la dernière fois je dois me faire toute petite et laisser ma place à une autre. Que je l'accepte ou non, je n'ai pas le choix. Alors une fois de plus, je préfère souffrir en silence et verser une fois encore des larmes chaudes et salées en laissant mon c½ur écrire. Tant qu'il est heureux. Tant qu'il est heureux, le reste m'importe peu.

# Postato sabato 10 ottobre 2009 14:54

Modificato mercoledì 09 dicembre 2009 10:59

Joffre.Assomption.Joffre.Pierre-Rouge.La-Merci.

Joffre.Assomption.Joffre.Pierre-Rouge.La-Merci.
Se lisser les cheveux, enlever le vieux vernis, se mettre du vernis, se raser, penser aux sapes qu'on va enfiler, ranger sa chambre, ou du moins tenter d'y mettre de l'ordre, jeter les affaires de l'an passé, parce que oui rien n'a bougé depuis le dernier jour de l'année de seconde, refaire sa trousse, faire son sac, re pensée à la tenue parce que l'autre n'allait pas en fin de compte, changer de sac du coup, ranger la valise de l'été, envoyer un ou deux textos de déprimée, téma un épisode ou deux d'une série à la con, refaire la playlist de son iPod, accrocher les photos de l'été sur son mur, ne pas penser au lendemain tout en sachant que c'est notre principale préoccupation de la journée entière, prévoir avec qui manger après, se motiver, se dire que ça va être bien, du moins qu'il se peut qu'il y ai des choses 'positives' ;) , se convaincre de l'attitude à adopter, souffler deux grands coups, et merde fumer une clope, mettre du vernis mais sur les pieds, s'attacher les cheveux, les détacher, ... C'est toutes les mêmes nos veilles de rentrée. Toutes aussi NULLES A CHIER.

# Postato sabato 10 ottobre 2009 14:54

Modificato mercoledì 09 dicembre 2009 11:01

" Faut-il aimer pour vivre ou vivre pour aimer ? "

" Faut-il aimer pour vivre ou vivre pour aimer ? "
Voilà j'ai encore l'impression d'en avoir trop fait. D'être allé trop loin, encore une fois. L'exagération est mon poison. Les sentiments sont mon explosion, je n'ai plus d'abnégation. Mais oui j'ai été heureuse, mais non je n'oublierais jamais, mais oui je voudrais retrouver ce bonheur-là. Mais ils n'ont pas tout remplacés. C'est faux. Ca m'a fait vraiment du bien de m'éloigner des 'Gars' de mes petits gars pendant deux mois. Je serais franche, je pensais qu'ils me manqueraient plus. Une fois j'ai cru que j'allais mourir sur place. En Juillet. Dans son appartement, allongée sur son lit dans l'entrée, iPod dans les oreilles, Lui à côté de moi. J'ai pleuré. En silence, mais qu'est-ce que j'ai pleuré. De leur manque, de leur absence, de nos souvenirs, de notre avenir incertain, de l'amour que je leur porte. Et puis je suis partie dans une chambre obscure me vider de mes larmes, laissant tout sortir. Il me semble que j'ai fais une sorte de deuil. Il est venu. Que je l'aimais à ce moment-là, c'est Lui qui me les a fait oublier. Il m'a prise dans ses bras, as-t-il vu mes larmes ? A-t-il senti mon amour ? Je ne veux même plus savoir... Tellement de choses ont changé depuis. Il est mort, quand Ils sont revenus. C'est compliqué, oui, même moi j'ai du mal dans ma sinistre vie, mais malgré la peine que j'ai, je m'en sors. Tant bien que mal, certes, mais j'y met du mien. Cet été j'ai tiré un trait sur beaucoup de choses de ma vie passée, mais pas eux. Surtout pas eux. Et j'en ai peur. Décidemment non, je ne m'en sortirais jamais seule. Je serais toujours dépendante. Et cela va bientôt faire un an que je suis dépendante de mes petits gars. Je n'ai pas compté le nombre de larmes que j'ai versées pour eux, le nombres d'insultes que je leur ai portées, le nombre de doutes que j'ai eu, le nombre de fois où je les ai reniés, où ils m'ont déçue, le nombre de négociations qu'ils m'ont causées, le nombre de malheur qu'ils m'ont apportés, et l'ébranlement, le tsunami qu'ils ont provoqué dans ma vie. Je ne l'ai pas compté, et pour le coup je l'ai oublié, zappé, je ne sais plus, je ne me souviens plus. Je n'ai dans la tête que l'image d'un Nous tout-puissant, magnifique, plus fort que tout, UNI, je n'ai sur les doigts que la douceur de leur peau, dans les mains que le poids de notre amour, sur le corps que les marques de leurs mots doux, dans les yeux que leurs visages, sur la bouche que le goût de nos souvenirs et dans le c½ur je n'ai qu'eux. Eux, et leur bonheur, notre bonheur. C'est vrai qu'on ne s'est pas tellement drogués au bonheur ensemble, d'ailleurs nous n'avons pas vécu un conte de fées comme on en rêve, mais c'est ce combat quotidien que nous avons vécu qui fait notre force, qui nous unis, qui nous rend plus beaux, plus proches, qui nous forment, que nous aimons. Le nombre de gens qui ont essayé de nous éloigner, combien ? Combien de luttes pour se voir ? Combien de soirées vous avez passé quand moi je devenais fontaine dans mon lit ? Combien de réflexion j'ai enduré à votre sujet alors que je gardais la tête haute ? Combien de personnes ont essayé de s'immiscer entre nous ? Ont essayé de nous voler notre relation ? Combien de jaloux ? Ah, la jalousie... C'est vrai que pour acquérir une confiance pleine, j'ai eu le plus du mal... Toutes les crises de jalousie que je leur ai causées, qu'ils m'ont reprochées, auxquelles ils m'ont rassurées, ou jetées parfois. Et je me suis chaque fois relevée. Blessée, ou déterminée. Mon c½ur bat lorsque j'entends leurs prénoms. Ma voix frémit lorsque je parle d'eux. Ma gorge se noue lorsque je les vois. Lorsque je parlais de 'couple' entre 'eux et moi' avant, j'avais raison. Pourquoi une histoire d'amour à côté ? A quoi bon ? Souffrir, encore un peu plus ? Je n'en ai pas besoin, ils m'apportent tout l'amour et toute l'affection dont j'ai besoin. Alors oui voilà j'avais besoin de ces deux mois de breaks, de coupures durant lesquelles j'ai pu me prouver qu'ils n'étaient pas Tout. Que je pouvais m'amuser ailleurs, les oublier même par moments, et vivre, être heureuse. Sans eux. Ne même plus me demander qu'est-ce qu'ils font et avec qui. Est-ce qu'ils pensent à moi, est-ce que je leur manque. Est-ce que j'ai changée, comment vont-ils me trouver lorsqu'on va se revoir. Quand va-t-on se revoir. Non, je ne me suis plus posée toutes ces questions. J'ai été fière de moi. Je me suis dit, ça y est Jouce tu les a oublié, ils ne font plus partie de ta vie, ou du moins simplement de ton passé. Tu vas pouvoir passer à autre chose, ouvrir ton c½ur à d'autres, ne plus les embêter avec tes jalousies et tes crises de nerfs, ne plus les étouffer de tes sentiments, ne plus les embellir de tes mots, ne plus les amocher de tes maux... Tout ça, c'est terminé. La bonne blague. J'y ai vraiment cru, que lorsque je relirais d'anciens textes je rigolerais et que je pourrais enlever toutes leurs photos derrière ma porte sans le moindre regard de nostalgie. Quelle naïveté, quelle précipitation, quelle honte ! Il m'a suffit de les revoir. Il m'a suffit qu'ils me parlent. Qu'ils me disent qu'ils m'aiment. Qu'ils se soucient de moi. Qu'ils me prouvent qu'ils ne m'avaient pas oubliée. Qu'ils me montrent qu'ils étaient là. Et que je retombe amoureuse... D'eux ! Mais prenez moi pour une folle, ALLEZ ! JE M'EN BAT LES COUILLES SERIEUX ! J'ai tellement envie d'être avec eux, dans leur bras, c'est moi qu était là depuis le début et malgré tout, toutes les merdes, toutes les histoires, toutes les fois où j'ai dis 'c'est fini' , toutes les fois où ils m'ont dit 'c'est fini', je suis restée. Je suis toujours restée. Toujours revenue, jamais vraiment partie. Et ils savent qu'ils ne pourront jamais douter. Jamais douter que j'irais voir ailleurs. Que j'aimerais quelqu'un plus qu'eux. Que malgré les bahuts, les 'amis', les amours, les sentiments, et oui malgré ce qui m'attend encore à vivre, je serais TOUJOURS là, ils seront toujours mes préférés. Je les aimerais toujours plus que tout. C'est la première fois qu'ils me donnent tout ce que je demande depuis tellement de temps, je ne veux rien gâcher, rien n'occulter. Je veux tout garder pour moi, dans mon c½ur d'abord, dans ma tête ensuite, dans mes mots enfin. Je pense qu'ils me connaissent tellement bien maintenant, ils savent que j'ai BESOIN qu'ils me disent qu'ils m'aiment, que j'ai BESOIN d'écrire, d'écrire mon bonheur, d'écrire que je les aime, que c'est tellement fort dans mon c½ur, ça hurle tellement fort dans ma tête, que j'ai besoin de l'écrire, de le dire, de le crier, ils savent que même si je m'éloigne ils resteront les number one. Ils savent tout et je leur laisse deviner le reste. En attendant la vie n'a jamais été vraiment généreuse avec moi. Pour une fois qu'elle me sert un bon jeu, je ne laisserais personne me voler le moindre grain de bonheur, je moudrais le plus petit ergot pour en extraire la pulpe. J'ai mes créances de bonheur à faire valoir, moi. ET-JE-VOUS-EM-MERDES.

# Postato mercoledì 02 settembre 2009 09:07

Modificato mercoledì 02 settembre 2009 09:22

" Je n'arrive pas à l'oublier, c'est terrible. J'ai décidé de ne plus le voir, mon coeur ne veut plus, ma tête refuse mais chaque pore de ma peau hurle au manque. L'amour ça naît dans le coeur et sa vit sous la peau. "

Si je regarde devant moi, c'est la mer que je vois. Les vagues se roulant dessus et délaissant sur le sable une traînée d'écume. C'est ce crépitement régulier que j'entend. Accompagnés de tous ces cris de mômes insuportables. De leurs jeux débiles, leurs mots qu'ils croient mâtures, ainsi que leurs pleurs incessants et frustrants. Bref, je m'évanouie dans mes écrits dans mes pensées, admirant à la fois la mer agitée dans l'ombre de la nuit et la flamme de ma bougie qui danse au gré du vent. Je profite de cet instant magique, où lorsque je tire sur ma cigarette, mon esprit s'envole avec cette fumée blanchâtre que je recrache. Je ne sais par où commencer – ça a toujours été mon plus gros défaut – mais je sais que ces derniers jours je me suis négligée ; cheveux en arrière, lissés ou pas, qu'importe ? La journée en maillot, le soir en jogging et long T-Shirt. Je n'ai même plus l'envie de me maquiller et sourire me demande un effort. On me fait une réflexion, un soupçon de critique, je pars m'isoler sur le sable et éclate en sanglots. Je ne supporte plus personnes – vieux grincheux, adultes avec leur morale à la con, adolescents péteux, enfants et bébés qu'il faudrait assommer pour respirer le silence -, ma famille, mes potes, les chiens qui aboient, les chats qui miaulent et crient famines, la routine, l'odeur de la fin de l'été et le touché de la bientôt-rentrée, les briquets qui s'allument pas, les stylos qui galèrent, les putains de moustiques, le temps caniculaire, même Secret Story, les gars cons qui « t'abordent » parce que salut t'es en maillot avec ta meilleure amie à fumer des clopes et écouter La fouine avec des enceintes un peu fortes, la drague à deux balles, les fake, les gens qui se sentent plus pisser parce que salut c'est des rebelles, trois poils sur le zgueg, une bouteille de Vodka, trois joints et ça en peut plus, l'immaturité de la populace, ma façon hautaine de voir le monde alors que je ne vaux pas mieux, le manque d'assurance de certaines personnes, le trop plein de confiance des autres, l'indifférence, le mépris, le bonheur d'autrui; et moi-même. C'est toutes ces petites choses de la vie que je déteste, pour ne pas dire la vie tout court. Ces derniers jours c'est simple, j'ai perdu le bonheur et la joie de vivre que j'avais enfin acquéri, j'ai perdu trois merveilleuses personnes qui m'avaient rendu le goût à la vie, j'ai perdu la confiance en moi et l'envie d'avancer; j'ai tout perdu, quand je les ai quittés...

J'aurais aimé avoir du marbre à la place du c½ur. Ca m'aurait beaucoup aidé dans la vie. Hélas j'ai hérité d'un c½ur gros comme un château et j'ai eu droit à un débordement de sentiments, à un flot d'amour, à une masse de regrets, de culpabilité, de repentirs, de remords; je ne sais pas vraiment y faire avec la vie, je ne sais plus comment m'y prendre. Lorsque j'aperçois le bonheur - rarement - je lui tourne le dos, je le fuis. J'en ai peur. Peur des conséquences, peur de ce qu'il se passera après...
J'en suis la preuve vivante aujourd'hui. Je ne suis qu'une loque dépressive, se trainant d'un mètre à l'autre, pleurant à la moindre critique, la moindre réflexion, la moindre contrariété. Plus rien ne m'intéresse, plus rien ne me fait envie; de sortir, de voir des gens, de me maquiller, je n'ai plus le goût de rien. M'amuser, je ne sais plus faire. A présent, la solitude est ma seule compagnie et la seule que je désire vraiment. Les larmes sont mes amies; et à présent la maladie a remplacé ma dépression. Ou peut-être que ma dépression s'est amplifiée en maladie... C'est eux que je veux. Ne me parlez plus d'Angleterre, de bonnes vacances, ne me parlez même plus. Gaétan, Laurene, Axel. Ceux qui ont su remplir mon c½ur de joie, qui ont su s'y prendre avec mon caractère de merde, qui ont su simplement en quelques jours, en quelques mots, en quelques tendresses, me rendre tout bêtement heureuse. Et j'y ai trop vite prit goût, c'était trop facile; être heureux...
Voilà j'me suis laissée aller, et je me retrouve maintenant éprise de leur absence, je ressasse toute la journée nos merveilleux souvenirs, tout recommence : je m'attache trop vite aux gens et on me l'a souvent reproché, je suis bien trop vulnérable. J'aurais tout donné pour être une battante et me relever chaque fois plus forte ; moi je ne me relève même plus. Ceux qui me connaissent bien comprendront, les autres me prendront sans doutes pour une folle, mais je m'en fous, je prend le risque. Je me fous de tout, plus rien ne m'importe quand ils ne sont plus là...
Deux semaines. Deux semaines durant lesquelles j'ai appuyé sur le bouton 'Pause' de ma vie, durant lesquelles ce n'est pas de l'oxygène que j'ai respiré, c'est du bonheur, durant lesquelles pas une larme ne s'est versée le long de ma joue; aujourd'hui la routine est revenue. Play. La France ? Ca pue la nostalgie.
Je nous revoie tous les quatre dans les bras les uns des autres, je nous revoie allongés dans l'herbe les uns sur les autres, nos doigts s'enlaçant, sur les chaises des magasins assis en pile, le soir dehors se courant après des verres remplis d'eau dans chaque main, je revoie nos éclats de rire, nos câlins échangés, nos multitudes de bisous, je nous revoie dans le bus, dans le bateau, dans la rue, dans le campus; nous revoir, je ne fais que ça...
J'ai en boucle dans ma tête vos expressions, orales ou physiques, les chansons qu'on écoutait ensemble, j'ai encore le goût dans ma bouche de nos cigarettes, j'ai encore le souvenir de notre bonheur dans ma tête, mais je n'ai que des regrets dans mon c½ur, et vos trois prénoms collés sur mes lèvres. Imprimés sur ma peau. Effacés de ma vue. Etant la cause de mes maux; de mon désespoir et de sa vertu. Vos trois prénoms. Laurene, Axel, Gaétan.
Je leur avais dis que je ne pleurerais pas lors des adieux car j'ai trop de pudeur, seuls mes proches m'ont vus pleurer. Et puis à quoi bon pleurer ? A quoi bon être triste quand mon bonheur est devant mes yeux ? Aujourd'hui non, ils ne sont plus là, plus là physiquement. Ils n'existent que dans mes songes. « sois forte Jouce » est la phrase que j'aurais le plus entendue dans ma vie, être forte je n'y arrive pas, malgré tout ce que j'ai vécu, tout ce que j'ai vaincu; Jouce est faible! Et plutôt fière. Je me laisse aller, oui ; je dépérie à petit feu, mais un jour je me relèverais hautaine, vous étoufferais de mon mépris et irait décrocher le bonheur. Car oui j'ai bien l'intention de retourner auprès d'eux et c'est d'ailleurs le dernier espoir qu'il me reste et qui m'aide à avancer...
J'irai de l'avant, mes textos se feront peut-être plus rares, mais mes pensées pour vous resteront toujours aussi intenses et fidèles. Je n'ai jamais eu l'intention de vous oublier, mais plutôt de vous retrouver. Je ne prend pas ça pour un échec, mais plutôt pour une réussite, car même si je n'ai pas les yeux secs et que je prend la fuite ; je garde espoir, je crois en vous, j'ai confiance en notre histoire, oui j'ai confiance en Nous ...
" Je n'arrive pas à l'oublier, c'est terrible. J'ai décidé de ne plus le voir, mon coeur ne veut plus, ma tête refuse mais chaque pore de ma peau hurle au manque. L'amour ça naît  dans le coeur et sa vit sous la peau. "

# Postato mercoledì 02 settembre 2009 09:06

Modificato mercoledì 02 settembre 2009 09:22

" La fidélité m'ennuie, la vertu me pèse, le silence m'arrache les oreilles. Je veux du bruit, des éclats de rire, du champagne, des abat-jour roses, des regards d'homme qui me désirent, des calomnies d'amies. "

" La fidélité m'ennuie, la vertu me pèse, le silence m'arrache les oreilles. Je veux du bruit, des éclats de rire, du champagne, des abat-jour roses, des regards d'homme qui me désirent, des calomnies d'amies. "
La vie est une pute. Je ne pouvais pas commencer en disant autre chose que cette vérité. C'est si dur de se battre contre elle, si dur, si fatigant. Alors voilà quelques mois que j'encaissais, j'encaissais sans rien dire, sans rien penser. Et aujourd'hui c'était une fois de trop. J'ai craqué. Voilà quelques mois que je n'avais pas senti les larmes me couler le long des joues. Mais ce soir, bordel, ce soir ce n'était pas des larmes ; c'est une rivière qui est sorti de mes yeux. L'eau ne se tarissait pas, je ne savais plus où mon corps la puisait. Mes yeux étaient embués, mon souffle coupé. Je tapais partout, balançait mon portable, cognait mon ordinateur et m'effondrait. Toute seule. Toute seule. Même la musique ne m'aurait pas aidé dans ce genre de moment. J'étais vraiment seule. En tête à tête avec moi-même. Je me suis regardée dans la glace ; et je n'ai vu qu'une conne les yeux mouillés, du noir plein les joues. Je lui ai craché dessus. Je regardais par la fenêtre les yeux envieux et puis je me suis posée. J'ai attendu d'être calmée que tout coule, que toute cette eau accumulée s'échappe enfin de mon corps, et j'ai réfléchi. Je me suis réellement demandé ce qui me retenait. Et puis j'ai pensé à eux. Ouais, eux-là. Je me suis dis qu'ils m'avaient montré le bonheur une fois et grâce à eux je sais à quoi ça ressemble d'être heureux. J'ai eu l'espoir. L'espoir de le rencontrer peut-être une fois encore. Avec ou sans eux. J'ai essuyé mes joues, répondu à quelques textos et est envoyé Le Texto fatal. Ou pas. J'ai fermé les yeux. Et j'avais les paupières lourdes mon Dieu qu'est-ce qu'elles étaient lourdes. J'avais l'impression d'avoir un cocard, mais je pense que même ça n'aurait pas fait aussi mal physiquement que la douleur que je ressentais à ce moment-là moralement. Enfait elle avait raison ; dès qu'on touche un peu à mes plans, dès qu'on me contrarie et qu'on ne fait pas ce que je veux, ça va plus. Moi qui me disait là pour les autres, je crois qu'il n'y a pas plus égoïste. Mais ce n'est même plus une question de sortir, de faire la fête. Même ça je ne veux plus. Je n'ai plus goût à l'amusement ; du moins dans ce sens-la. En fait, je n'ai plus goût à rien. Je ne sais plus ce que je veux, ni qui je veux. Je ne sais plus rien et je ne veux pas savoir, d'ailleurs. L'inconscience est la meilleure des sécurités. Alors de ne pas savoir ce que je veux ma fait partir de plus belle. A quoi bon vivre quand on n'a pas de but ? Alors je suis descendu pour mettre mon portable loin de ma vue. Et c'est là qu'elle m'a retenue. Qu'elle m'a prise dans ses bras. Et qu'elle m'a dit qu'elle m'aimait, plus que tout, et qu'elle ne voulait pas que je sois malheureuse. Elle voulait que je lui dise quand ça ne va pas. 'Mais ça ne va jamais, tu comprend jamais !'. Alors on s'est assises et j'ai parlé. Du moins j'ai essayé, entre deux sanglots de dire des choses cohérentes. Je lui ai dis que je gardais toujours tout pour moi et que même si je parlais beaucoup à mes amis je n'aime pas parler de ce qui ne va pas, vraiment. Je lui ai dis que je gardais tout dans ma tête et que, tout poser sur un morceau de papier me faisait plus de bien que n'importe quoi d'autre. Elle m'a dit que je réfléchissais trop, mais y'a eu une période où j'avais arrêté de réfléchir. Arrêter de trop penser et évité d'être malheureuse. En fait c'était cette période là où j'ai été vraiment heureuse. Avec eux. M'évadant loin de la réalité en fumant. Et tout ça, me suffisait. Mais aujourd'hui c'est différent. Aujourd'hui tout s'est évacué, toute la fatigue des derniers mois, toute la lassitude et tout le dégoût pour la vie. Tout, tout, tout est parti. Et je suis encore plus Vide, parce que si, c'était possible de faire pire. Sauf qu'avant j'étais vide, sans sentiments. Aujourd'hui je suis vide dans mon corps, mais au contraire trop de sentiments se bousculent dans ma tête. Et je suis encore plus perdue. J'aurais jamais du la décevoir et je m'en veux. J'aurais voulu mourir sur-le-champ lorsque qu'elle m'a dit 'Tu me déteste, hein' et que je n'ai pas réussi à nier. J'ai juste reniflé, je n'étais capable de rien d'autre. Non, j'aurais du apprendre à vivre autrement, être une autre. Celle dont ils auraient vraiment était fiers. Ou du moins pas déçus. Car aujourd'hui je n'ai plus rien, rien ! Déjà qu'il ne me restait pas grand-chose, ma s½ur m'a volé ma vie ! Les potes, les sorties, les fêtes, pas travailler, fumer, rigoler parce que la vie nous le demande, bref la joie de vivre ; elle m'a tout volé. Mes yeux ont doublé de volume. Et ils sont lourds... Si lourds. Alors maintenant je n'ai plus qu'à attendre. Attendre que le bonheur passe au coin de ma rue pour que je le rattrape. Pour qu'on sympathise et qu'on se quitte plus. Enfin, pour l'instant j'attends. La suite, on verra bien, pour l'instant je ne baisse pas les bras, même si la fin est demain. Qui vivra, verra !

# Postato mercoledì 02 settembre 2009 09:05